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II. Les entraves visant à empêcher à tout prix une nouvelle assemblée générale constitutive du Syndicat des enseignants du Togo (SET)

2021 (8 février) : une nouvelle « assemblée générale constitutive des enseignants » prévue pour le 13 février 2021 à Atakpamé est interdite par la mairie de la commune d’Ogou 1, au motif fallacieux de la poursuite d’une « procédure entachée d’irrégularité et de nature à semer manifestement le trouble », alors que cette nouvelle assemblée générale constitutive est clairement distincte de l’assemblée générale constitutive initialement tenue de façon virtuelle le 26 novembre 2020 et subséquemment déclarée irrégulière par le gouvernement

➔ Voir la lettre du 5 février 2021 du « comité d’organisation » à la mairie de la commune d’Ogou 1, visant à déclarer une « assemblée générale constitutive des enseignants » prévue pour le 13 février 2021 :
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https://drive.google.com/file/d/12KykwXHM0StQ5j2Lp7WhZbmXcdF5Q-Pt/view?usp=sharing 

➔ Voir la lettre (n° 118/2021/OGOU1/CAB/YAK) du 8 février 2021 de la mairie de la commune d’Ogou 1 au « comité d’organisation », visant à interdire l’ « assemblée générale constitutive des enseignants » prévue pour le 13 février 2021 :
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https://drive.google.com/file/d/1cOdQKughUpeKzsdHldTgusELkmAp508r/view?usp=sharing 


2021 (17 février) : alors que la mairie de la commune de Bas-Mono 1 n’y oppose pas d’objection, une nouvelle « assemblée générale constitutive des enseignants » prévue pour le 20 février 2021 à Afagnan est empêchée par une réquisition en date du 17 février 2021 du Procureur de la République près le Tribunal de première instance de deuxième classe d’Aného interdisant « tout rassemblement ou manifestation publique dans les deux communes composant la Préfecture du Bas-Mono jusqu’à la date du 15 mars 2021. » La réquisition d’interdiction invoque des projets de regroupements ou réunions de dizaines voire centaines d’individus posant [prétendument] de sérieux risques de troubles à l’ordre public et risques pour la santé dans un contexte d’état d’alerte sanitaire dû au Coronavirus. Tout laisse à penser que la réquisition en question cible en particulier la nouvelle « assemblée générale constitutive des enseignants » prévue pour le 20 février 2021

➔ Voir la lettre du 11 février 2021 du « comité d’organisation » à la mairie de la commune de Bas-Mono 1, visant à déclarer une « assemblée générale constitutive des enseignants » prévue pour le 20 février 2021 :
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https://drive.google.com/file/d/1_BfrokO6nNCVIkyp_O9V7Zzyuwqlh0j3/view?usp=sharing 

➔ Voir la réquisition (n° 044/CAB/PR-TPIA) du 17 février 2021 du Procureur de la République près le Tribunal de première instance de deuxième classe d’Aného, aux fins d’interdiction de toutes réunions ou manifestations publiques dans la Préfecture du Bas-Mono du 17 février 2021 au 15 mars 2021 :
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https://drive.google.com/file/d/1cdmkD7ZDwH6bVRyjoSj_Y98g_CpHTKj0/view?usp=sharing 


2021 (22 mai) : la mairie de la commune de Golfe 2 n’y ayant pas opposé d’objection, une nouvelle « assemblée générale constitutive des enseignants » se tient à l’hôtel Les Nobles, à Kégué dans la périphérie de Lomé. Toutefois, elle est violemment dispersée par les forces de sécurité peu avant la fin, heureusement après la finalisation des formalités de création. Il importe aussi de souligner que la réunion était initialement prévue pour le 14 mai 2021 à l’hôtel Tom Sawyer, sis également à Kégué, mais a été empêchée par un bouclage des lieux par les forces de sécurité

➔ Voir la lettre du 11 mai 2021 du « comité d’organisation » à la mairie de la commune de Golfe 2, visant à déclarer une « assemblée générale constitutive des enseignants », initialement prévue pour le 14 mai 2021 mais finalement tenue le 22 mai 2021 :
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https://drive.google.com/file/d/1GCmvJELLKN5xX6JU68PfnC-2FlTmLKZb/view?usp=sharing 

➔ Voir la lettre (n° 215/RM/PG/CG2/SG/2021) du 12 mai 2021 de la mairie de la commune de Golfe 2 au « comité d’organisation », visant à rappeler le communiqué du gouvernement du 24 mars 2021 qui interdit tous les rassemblements de masse en raison de la crise du Covid-19 et visant à inviter les organisateurs à se conformer à cette disposition :
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https://drive.google.com/file/d/1U-fJ6jEHfdMh_C1QcQXRPBrB2Fo1VrhL/view?usp=sharing 

➔ Voir le communiqué du gouvernement du 24 mars 2021 qui interdit tous les rassemblements de masse en raison de la crise du Covid-19 :
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https://drive.google.com/file/d/1Ao5Ua3FAgUCu-coqsLFQh9Ft9idxFzgK/view?usp=sharing 

Note : pour le comité d’organisation des enseignants, leur rencontre ne rentre pas dans la catégorie des « rassemblements de masse notamment les sports de masse, les cérémonies funéraires, les mariages, les évènements culturels, les campagnes publicitaires, les concerts, les réceptions », telle que mentionnée au point n° 3 dudit communiqué. De l’avis du comité d’organisation des enseignants, une réunion de travail de vingt-six participants, enseignants de surcroît et dans le strict respect des mesures barrières, ne saurait être assimilée à un rassemblement de masse, dans un contexte où les administrations publiques, entreprises ou organisations non gouvernementales, par exemple, continuent de tenir des rassemblements de plusieurs dizaines de personnes, dans le respect des mesures contre le Covid-19. Ainsi, le Syndicat national des enseignants du supérieur (SNES) et la Synergie des travailleurs du Togo (STT) ont tenu un congrès statutaire le 7 mai 2021 et le 21 mai 2021, respectivement, tandis que le parti Alliance nationale pour le changement (ANC), le parti Forces démocratiques pour la république (FDR) et la Jeune chambre internationale (JCI) Togo ont tenu un conseil national le 10 octobre 2020, le 5 décembre 2020 et le 10 mai 2021, respectivement.

➔ Voir le procès-verbal de l’assemblée générale constitutive du 22 mai 2022 du Syndicat des enseignants du Togo (SET) :
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 https://drive.google.com/file/d/1MB3_KON6OnvTBn3LgKLusBmyNP5YdEtx/view?usp=sharing

➔ Voir l’exposé des faits établi le 8 février 2023 par le Syndicat des enseignants du Togo (SET), concernant la dispersion violente de l’assemblée générale constitutive du 22 mai 2021 du SET et le passage à tabac de certains participants :
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https://drive.google.com/file/d/1mj4TfLwJ8iqI33wz4JZ9_Pu13804MWE2/view?usp=sharing 


2021 (18 juin) : le Syndicat des enseignants du Togo (SET) est enregistré auprès de la mairie de la commune de Golfe 2, conformément à l’article 10 de la loi n° 2006-010 du 13 décembre 2006 portant code du travail, alors en vigueur

➔ Voir la lettre (n° 001/06/2021-SET, datée du 14 juin et déposée le 18 juin 2021) du Syndicat des enseignants du Togo (SET) à la mairie de la commune de Golfe 2, visant à déclarer le nouveau syndicat :
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https://drive.google.com/file/d/1BxXgdA4QG2fMDkDYvqSdB_9-i93-mPI3/view?usp=sharing 

➔ Voir la loi n° 2006-010 du 13 décembre 2006 portant code du travail, en vigueur en République togolaise jusqu’au 18 juin 2021 inclus :
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https://drive.google.com/file/d/1NK3XW1BGVox9DEUvGw3Gk4UcCC-9C3u-/view?usp=sharing 

Note : « Article 10. Les fondateurs d’un syndicat professionnel doivent déposer les statuts et les noms comportant la nationalité, le domicile, l’âge, la qualité et la profession de ceux qui, à un titre quelconque, sont chargés de son administration ou de sa direction.
Ce dépôt a lieu en quatre exemplaires contre accusé de réception à la mairie ou au siège de la préfecture où le syndicat est établi.
Le maire ou le préfet en adresse copie respectivement au procureur de la République et à l’inspecteur du travail et des lois sociales du ressort.
Les modifications apportées aux statuts et les changements survenus dans la composition de la direction ou de l’administration du syndicat sont portés dans les mêmes conditions à la connaissance desdites autorités.
 »


2021 (18 juin) : la loi n° 2021‐012 du 18 juin 2021 portant [nouveau] code du travail est publiée au Journal officiel de la République togolaise. Elle prend donc effet à compter du 19 juin 2021, soit le lendemain de la déclaration en mairie de la création du Syndicat des enseignants du Togo (SET). Fait important, l’article 13 du nouveau code de travail substitue le ministère de l’Administration territoriale à la mairie et au siège de la préfecture où le syndicat est établi, en tant que lieu de dépôt du dossier de création d’un syndicat. Le but évident de ce changement est de soumettre l’enregistrement officiel des nouveaux syndicats à l’appréciation exclusive et potentiellement restrictive (voire discriminatoire) du ministère de l’Administration territoriale, comme c’est le cas pour les associations depuis des décennies. Ainsi, créée le 20 juillet 1990, la Ligue togolaise des droits de l’homme (LTDH) a dû attendre 10 ans avant de recevoir un certificat (« récépissé ») d’enregistrement officiel définitif, en raison de ses critiques à l’endroit du gouvernement. Idem pour l’Association des victimes de la torture au Togo (ASVITTO), créée le 7 juin 2012, qui est toujours en attente d’un certificat (« récépissé ») d’enregistrement officiel définitif plus d’une dizaine d’années plus tard, là aussi en raison de ses critiques à l’endroit du gouvernement

➔ Voir la loi n° 2021‐012 du 18 juin 2021 portant [nouveau] code du travail, entrée en vigueur en République togolaise le 19 juin 2021 :
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https://drive.google.com/file/d/1JegCn6qd6PYjDJp51G4xP9VGxazVCxIK/view?usp=sharing 

Note : « Art. 13 : Les fondateurs de tout syndicat professionnel déposent auprès de l’autorité compétente les statuts, le rapport de l’assemblée générale constitutive ainsi que la liste comportant les noms et prénoms, la date et le lieu de naissance, la nationalité, le domicile, la qualité, la profession et le casier judiciaire des personnes qui, à un titre quelconque, sont chargés de son administration ou de sa direction.
Le dépôt a lieu auprès du ministre chargé de l’administration territoriale, avec copie au ministre chargé du travail, contre accusé de réception.
Les statuts précisent, entre autres, la dénomination, le secteur d’activités, l’objet et le siège social du syndicat, les conditions d’admission et d’exclusion des membres, le mode de paiement des cotisations, la procédure de nomination des dirigeants, les modalités de dissolution et d’affectation du patrimoine.
Le ministre chargé de l’administration territoriale procède aux investigations et aux vérifications requises et, après avis du ministre chargé du travail, formule ou non des observations dans un délai maximum de quatre-vingt-dix (90) jours à compter de la date du dépôt des statuts.
Dans au plus tard quatre-vingt-dix (90) jours à compter de la date du dépôt des statuts, le ministre chargé de l’administration territoriale délivre une attestation reconnaissant l’existence légale du syndicat. A défaut, l’existence du syndicat est réputée acquise.
En cas d’observations, les fondateurs disposent d’un délai de trente (30) jours à compter de la notification du ministre chargé de l’administration territoriale pour remédier aux éventuelles irrégularités.
Toute décision de rejet par le ministre chargé de l’administration territoriale est motivée. Elle est susceptible de recours devant les juridictions compétentes.
Les syndicats professionnels ne peuvent régulièrement mener des activités syndicales avant l’expiration du délai de quatre-vingt-dix (90) jours à compter de la date du dépôt des statuts.
Les modifications apportées aux statuts et les changements survenus dans la composition de la direction ou de l’administration du syndicat sont portés dans les mêmes conditions à la connaissance des autorités visées à l’alinéa 2 du présent article.
 »


2021 (6 et 7 octobre) : par courrier, le Syndicat des enseignants du Togo (SET), formellement constitué le 22 mai et déclaré en mairie le 18 juin 2021, informe le ministère des Enseignements et le ministère de la Fonction publique, du travail et du dialogue social (ci-après le ministère de la Fonction publique) de sa naissance

➔ Voir la lettre (n° 002/10/2021/SET) du 6 octobre 2021 du Syndicat des enseignants du Togo (SET) au ministère des Enseignements, visant à l’informer de sa naissance :
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https://drive.google.com/file/d/1-pJocwZBRP13izWFX1cGY1wPNO7XbsFg/view?usp=sharing 

➔ Voir la lettre (n° 003/10/2021/SET) du 6 octobre 2021 (déposée le 7 octobre 2021) du Syndicat des enseignants du Togo (SET) au ministère de la Fonction publique, visant à l’informer de sa naissance :
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https://drive.google.com/file/d/10cqG0mNs0s9PaRkzq9N5Rl_4Zah25rBw/view?usp=sharing 


2021 (14 octobre) : dans sa réponse par courrier, le ministère de la Fonction publique déclare au Syndicat des enseignants du Togo (SET) : « nous ne saurions reconnaître une existence légale quelconque à votre organisation dite syndicale. » 

➔ Voir la lettre (n° 278/2021/MFPTDS/CAB) du 14 octobre 2021 du ministère de la Fonction publique au Syndicat des enseignants du Togo (SET), visant à contester la légalité du SET :
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https://drive.google.com/file/d/11iGAgcQWMZcFVG9JF4dMKQ7UWnYUlIIC/view?usp=sharing 

➔ Voir la lettre (n° 013/10/2021/SET) du 18 octobre 2021 du Syndicat des enseignants du Togo (SET) au ministère de la Fonction publique, visant à apporter des clarifications de nature à infirmer les arguments fondant la mise en doute de la légalité du SET par ledit ministère :
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https://drive.google.com/file/d/1wBsqwKhMNFpiJ9vDZ3sRyHIN07eu7Sjs/view?usp=sharing 

➔ Voir la lettre (n° 286/2021/MFPTDS/CAB) du 21 octobre 2021 du ministère de la Fonction publique au Syndicat des enseignants du Togo (SET), visant à maintenir la position dudit ministère et à clore l’échange de correspondance sur la question :
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https://drive.google.com/file/d/1IIyImw8KCzX1Ee0kwD3J17__Gt3xrtaG/view?usp=sharing 




Le présent récit des faits principaux concernant le Syndicat des enseignants du Togo (SET) a été compilé par Initiative sur l’Afrique de l’Ouest (iAO / iWA).

Contact : initiativewa@gmail.com


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